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Cibul

Le blog de Cibul, sur les organisateurs et leurs événements.
Fév 9 '14

Restitution du barcamp Tourisme.fr : quels réseaux pour quels contenus?

Février 2014, Salon du e-tourisme de Saint Raphaël, #VEM5, salle Tourisme.fr.

Compte-rendu du groupe sur le thème “Quels réseaux pour quels contenus?”. Le groupe est composé essentiellement d’Offices du Tourisme s’interrogeant sur l’utilité des différents réseaux sociaux, outils en ligne et par extension, des différents supports.

Les réseaux sociaux en particulier et les supports web en général

Il ressort qu’il faut être sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter ET Google+ au minimum) pour:

Etre joignable

Les réseaux sociaux sont aussi des annuaires. Ici, pas la peine de publier ni d’avoir des abonnés, il suffit d’avoir un compte. Quelques clics permettent de vous trouver et de vous écrire. Ces comptes joueront régulièrement un rôle de hotline. Sur Facebook et Google+, il ne faut pas créer des profils, conçus pour les individus, mais des pages.

Etre bien référencé

les réseaux sociaux, Google+ en particulier bien évidemment, sont des présences en ligne très bien référencées. Si ce n’est pas le site web institutionnel qui sort première position, c’est l’une des présences en ligne de l’institution qui y sera. Par extension, les pages Facebook et Google+ permettent de compléter ses coordonnées et ses horaires d’ouverture, informations qui ressortent dans les résultats de recherche et sur d’autres applications telles Google Map.

"Veiller"

Programmer des alertes sur certains mots-clés permet de répondre à la question “qui parle de vous?” et de sourcer des acteurs et des contenus utiles.

Cibler

Chaque réseau est un salon de discussion distinct, avec des publics distincts. Ainsi l’OT de Toulouse observe que Twitter touche plutôt un public de résidents et de touristes déjà sur place.

Participer

Les réseaux permettent de contribuer à des salons de discussion déjà actifs. Ainsi l’OT de Serre-Chevalier est actif sur la [communauté Google Plus Ski] (https://plus.google.com/u/0/communities/110954562225226298640).

Donner rdv à une communauté

L’OT de Toulouse, actif sur Instagram, à proposer un rendez-vous réel [aux Instagrammers de Toulouse] (http://midi-pyrenees.france3.fr/2013/09/23/experience-13-journalistes-instagramers-toulouse-pour-booster-le-tourisme-324039.html)

Raconter

C’est un travail délicat. Les bonnes pratiques relevées sont: - Planifier le lundi les publications de la semaine. - Rythmer ses publications: une publication quotidienne est un minimum, à la même heure de la journée - Faire collaborer son réseau: d’abord les différents membres de l’OT, puis les partenaires (hôtels, restaurants, activités, etc.), puis pourquoi pas le grand public. - Une page Facebook est suivie par des amoureux de la destination: privilégier les contenus non-publicitaires, valorisant la destination: recette de cuisine locale, reportage et photos d’archives ont plus de succès que l’annonce d’un événement ou d’une promo chez un partenaire pro.

Construire des contenus

Flickr, Pinterest, Instagram sont des réseaux sociaux, mais servent avant tout à construire des galeries photo intégrables sur son site institutionnel. Les expériences de construction collaboratives sont encore limitées. EveryTrail est moins social et permet plutôt de créer des parcours.

des contenus vidéo abordables

Réaliser une vidéo est coûteux. Youtube et Viméo permettent de trouver les vidéos réalisées et partagées par les touristes, que ce soit avec leur téléphone ou leur GoPro. Ces vidéos peuvent être reprises sur la chaîne de l’OT et les auteurs sont souvent flattés de ce partage.

bit.ly: connaître son réseau

bit.ly est un raccourcisseur d’URL permettant d’obtenir des stats sur la viralité d’un lien et donc de mieux connaître les acteurs intéressés par vos contenus: sur quels sites a-t-il été partagé? combien de clics? Etc.

La newsletter, outil-roi pour communiquer avec ses partenaires pro

Scoop’it permet de réaliser rapidement une revue de presse à laquelle les pros peuvent s’abonner. Si les partenaires pro sont souvent absents des services web, ils ont tous une adresse email et la newsletter est alors le support adapté. Pour que cette newsletter soit acceptée, il faut parfois placer l’information pro en second plan: les hôteliers apprécieront par exemple une newsletter avec une partie imprimable contenant météo et agenda de la semaine, utile également à leurs clients, puis une seconde partie donnant l’actualité de l’OT.

Conclusion

Essayez! Créez des comptes sur les différents services, testez, vous serez au moins présents. Soit vous développerez spontanément une affinité particulière avec un outil, soit c’est votre communauté qui viendra à votre rencontre sur un support en particulier.

Juil 4 '13

Etude de cas: la communication événementielle par la mairie d’Asnières sur Seine

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Etude réalisée et article co-écrit par Jason Voitier, en stage chez Cibul en avril-mai 2013.

Nous nous sommes intéressés aux méthodes de collecte et diffusion de l’info événementielle par la ville d’Asnières sur Seine. Nous avons commencé par un relevé des événements sur plusieurs supports de communication puis avons réalisé une interview de Guillaume Wagon, directeur de la communication, et de Sonia Yembou, chargée de communication.

Les supports de communication observés:

Les panneaux d’affichage

Sur le panneau situé Rue de Bretagne, à côté de la Gare d’Asnières, sont référencés 30 évènements et informations des associations de la ville. Sur le panneau situé Rue de Nanterre, au croisement avec la Rue d’Argenteuil, 13 évènements sont annoncés, principalement des évènements organisés par la mairie.

Lors de notre repérage le 29 avril, 14 évènements ne comportaient pas de dates et 24 s’était déjà produit. Ce constat est surtout valable pour le panneau des associations, où l’on pouvait voir une information valable pour l’année 2011/2012 et d’autres où l’année n’était pas précisée.

Les mensuels

Asnières infos, 48 pages, contient des articles. Asnières + est le supplément consacré à la culture et aux loisirs, et annonce les évènements du mois de publication. Ces magazines sont disponibles en version papier et en version en ligne. Le plus pratique est Asnières + car il contient un agenda, tandis qu’Asnières infos contient plutôt des articles sur des événements passés.

L’agenda web

Le site de la ville propose deux agendas: l’un pour les évènements organisés par la ville, l’autre pour les associations. Nous avons comptabilisé 21 évènements repartis dans ces deux agendas.

La mairie est également cliente de la société Etyssa et offre sur son site un espace “annonces Asniéroises” pour permettre une libre expression aux associations. De fait, ce service est peu utilisé pour annoncer des événements.

Des contenus différents selon le support

Avec 106 événements relevés sur 6 supports (2 panneaux, le mensuel + son supplément et 2 agendas web), les événements relevés sont visibles en moyenne sur 1.122 supports. C’est à dire que les événements visibles sur les panneaux d’affichage ne sont généralement visibles qu’à cet endroit, et pas sur l’agenda web ou dans les mensuels et ainsi de suite pour chaque support.

La puissance de communication d’une mairie

Le service communication de la mairie est un équipe de 11 personnes issues de la presse et d’agences web: maquettistes, rédacteur chef, journalistes, photographe et chargés de communication.

Les mensuels sont distribués dans 38 000 boîtes aux lettres.

la ville compte 43 panneaux panneaux d’affichage, de trois types:

  • informations de la municipalité
  • informations associatives
  • Panneau d’affichage libre.

La mairie contrôle la publication et le format des affiches sur les deux premiers types de panneaux. Ils sont mis à jours une fois par semaines et les évènements passés sont retirés.

La mairie organise aussi des opérations de communication ciblées, par exemple sur les jeunes parents, les personnes dépendantes ou certains quartiers.

Qualité reconnue mais difficilement mesurable

La qualité du travail de l’équipe communication a été récompensée par le label @@@ ville internet, et par le prix de la photo remis deux fois par l’Association des Maires de France au meilleur journal municipal.

Les besoins en terme de collecte et traitement des données événementielles

La version papier doit être bouclée 45 jours avant publication, ce sont les informations relatives aux événements qui arrivent en dernier.

Un travail de copier-coller est nécessaire pour que les informations reçues en texte ou tableau par email soient visibles sur le web et le papier. Un site mobile est dispo, la ville n’édite pas de newsletter.

Les choix éditoriaux: tous les événements ne sont pas transmis, par exemple les événements politiques (réunion de l’antenne locale d’un parti), les micro-événements ou ceux concernant un cercle restreint d’invités (association des commerçants par exemple). En revanche, ce dernier type d‘événement pourra faire l’objet d’un article une fois passé.La mairie ne publie pas directement les évènements des associations, ils sont filtrés par le service des assos et qui transmet ensuite les informations à la communication. 

La ville n’a pas entamé de démarche vers l’ouverture des données.

Un outil de collecte et de tri des événements, doté d’exports vers les différents supports serait utile. C’est ce que nous nous attachons à proposer avec Cibul.

Voici le relevé des événements

Mar 3 '13

Cibul, les agendas collaboratifs, géolocalisés et téléchargeables

Vous êtes un réseau d’organisateurs ou vous fédérez  une communauté autour d’un thème? Co-alimenter un programme d’événements est maintenant possible gratuitement en quelques clics.

Cibul permet d’ouvrir un programme, de le personnaliser et de l’ouvrir aux contributions.

Ici le programme d’une salle, avec éditeur unique

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Ici le programme d’un magazine, ouvert aux contributions, que le propriétaire peut modérer.

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Les événéments sont localisés sur une carte, un calendrier, organisables par catégories et tags.

Afin d’utiliser facilement les données collectées, un programme Cibul propose un flux RSS, un téléchargement .csv et est accessible via l’API de Cibul. Le contenu est intégrable sur des sites tiers via widget et iframe.

Encore une chose: une fonction beta propose de générer une newsletter pré-remplie avec les événements d’un programme, triés dans l’ordre chronologique. Pratique pour une newsletter avec les événements de la semaine.

D’autres fonctions sont en développement; suivez-nous sur ce blog ou via Facebook, Twitter, Google+ et newsletter!

Jan 8 '13

Exporter son programme sous forme de newsletter

…ou de lettre d’info diraient les Québécois.

Suivant l’idée de diffuser ses événements avec une seule saisie, Cibul propose désormais une fonction newsletter; utile notamment aux salles de spectacles produisant une newsletter hebdomadaire ou mensuelle. 

Cibul complète votre outil de newsletter habituel: Cibul génère le message contenant les infos sur les événements, vous pouvez ensuite le copier-coller dans votre outil d’emailing, où vous gérez vos contacts, ciblez et obtenez des statistiques.

Avec Mailjet

Faire un copier-coller du code HTML.

Penser à ajouter le lien de désinscription en fin de message

    <a href=”[[UNSUB_LINK_FR]] “>Lien de désinscription</a> 

Avec Mailchimp

Choisir un template et coller le code HTML en corps de template ou en barre latérale.

Ceci vous permet de coller du contenu Cibul dans une newsletter avec votre en-tête.

La fonction newsletter sera améliorée progressivement en fonction de vos remarques et idées. A vous de jouer: testez et dîtes-nous!

Sep 27 '11

Retour sur la JIRAFE

Samedi c’était la JIRAFE au Centre Barbara, organisé par le MAP. Il y avait des ateliers pour les artistes, de mon côté j’ai assisté aux deux conférences publiques.

Matin: Parité parfaite pour les programmateurs

Julien Bassouls des Trois Baudets, en pleine forme comme toujours, Alice Vivier de la Loge, Elodie Mermoz de la Dame de Canton et Laurent Desideri du Sentier des Halles.

La salle s’est progressivement remplie de 20 à 35 personnes, principalement des groupes. Les programmateurs ont surtout parlé d’eux et de leur métier et je crois que c’était utile: les programmateurs connaissent les groupes, l’inverse est moins sûr.

Les intervenants ont insisté sur le fait que les salles sont des entreprises avec l’obligation de remplir la salle et très peu de droit à l’erreur. Concrètement un groupe qui n’a pas encore de public local ou au contraire a déjà joué à Paris les semaines précédentes sera difficilement programmé. Le groupe ne doit pas se reposer sur la salle pour la com’: sur ce point les programmateurs débordaient d’anecdotes sur les groupes sans nom, avec une photo pourrie, et une bio de 4 pages commençant au collège. Chacun avait aussi eu des coups de coeur pour des artistes qu’ils ont complètement accompagné dans la construction de leur “kit de communication”, jouant alors un rôle proche de celui de producteur ou de manager.

Ensuite, ils ont rappelé que les salles sont des aventures humaines, avec de très petites équipes où chacun est polyvalent, ce pourquoi les groupes tombent souvent sur des répondeurs le matin quand personne n’est sur place, l’après-midi quand se préparent les plateaux et le soir quand le programmateur tient le bar… Laurent Desideri apprécie d’ailleurs de tenir le bar du Sentier des Halles qui est selon lui l’équivalent d’une très bonne étude de marché sur la qualité des concerts.

Ensuite, ils ont souligné aussi que les salles sont des marques s’efforçant de construire une programmation cohérente et de fidéliser un public. Les salles attendent des groupes des courriers personnalisées montrant que le projet artistique correspond à l’esprit de la salle et pas un emailing envoyé à toutes les salles. Bref, même quand on est un artiste sans cravate, on ne passe pas outre les lettres de motivation.

Julien Bassouls a rappelé qu’il marquait LifeLive en aussi grand que les noms du groupes sur les affiches, car il y a un public LifeLive et que les groupes le contactent aussi par ce biais. Il a lancé le concept “satisfait ou remboursé” pour les concerts, afin de montrer l’engagement de la salle sur sa programmation: toute personne quittant le concert avant la fin de la troisième chanson était remboursée. (A vérifier si cela est toujours d’actualité.)

Chacun a rappelé qu’il faisait aussi de la recherche active de groupes via les blogs et des contacts avec d’autres programmateurs.

Après-midi: les professionnels de la profession

Clément Praud (manager), Ronan Sparfel (tourneur, fondateur d’EnMemeTemps), Halit Uman (éditeur), Justine Debicki & Thomas Rousseau de Boogie Drugstore (Relations Presse), Aurélie Thuot (label Adone), David Bossan (distributeur pour Wagram Music), présentation par Frantz Steinbach (vice-président du MAP).

Chacun a pu présenter son métier, sa spécialité et son mode de facturation. Les artistes étaient perplexes “par qui commencer?” La réponse? il n’y en a pas; c’est chaque groupe, en fonction de son stade de développement, qui doit choisir à quel spécialiste s’adresser. L’idée était de présenter des prestations à la carte par des spécialistes, une relation avec des petites entités, plutôt que des contrats à 360° avec des majors. Pour le détail des métiers, je vous renvoie vers la série de vidéos produites par TousPourLaMusique (oui sur la chaîne YouTube, les liens sont en blanc sur fond blanc, ce qui est un choix radical).

C’était drôle de voir Ronan Sparfel un peu intimidé sur scène au micro, lui dont le métier est de mettre des groupes sous les feux de la rampe toute l’année.

Très intéressante intervention du manager Clément Praud qui a rappelé que les artistes ont aujourd’hui le choix entre industrie et artisanat musical: vendre 10 000 disques via un label et un distributeur peut rapporter autant que 1000 disques auto-produits et auto-commercialisés.

A ce propos durant cette journée, j’ai entendu cité trois fois le blog de Virginie Berger, qui est devenu le guide vivant de ce nouveau Do-It-Youself musical.

A propos d’artisanat toujours, il était amusant de noter toutes les petites remarques et tournures de phrases qui montrent que les professionnels veulent à tout prix se distinguer du cliché des majors de l’industrie musicale: des marketeux en cravate qui vendent de la musique comme on vendrait de la lessive. Ainsi Laurent Desideri décrivant son cursus: “après avoir fait ceci celà, j’ai vendu mon âme au diable en travaillant 20 ans chez une major”; de même Clément Praud, s’il employait un terme trop connoté marketing, du type “marché, concurrence, etc.” complétait en disant “pardon c’est un gros mot”.

Bref, super intéressant, bravo au MAP et en particulier à Maguelone Catala dont le téléphone sonnait toutes les 2 minutes et qui a vraiment couru partout durant cette journée.

girafe

Photo trouvée sur Giraffes&Whales.

Juil 23 '11

Kino: de très-courts métrages amateurs en 48h

Il y a plein d‘occasions de voir du cinéma sans croiser l’industrie du cinéma. Après les documentaires du festival Itin’errance, les diaporamas des Slideluck Potshows, le Bicycle Film Festival, voici les très-courts métrages amateurs des Kinos.

En janvier 1999, quelques étudiants en cinéma de Montreal se lancent le défi de réaliser chaque mois un film en moins de 48h, jusqu’à l’an 2000. Onze ans après, plus de 50 cellules kino ont poussé du ViKino Reykjavik au Kino Burkina, avec toujours la devise “Faire bien avec rien, faire mieux avec peu et le faire maintenant!”.

Ce mercredi, Kino Paname tenait sa soirée mensuelle au Café de Paris. Une centaine de participants, entrée à prix libre et possibilité de s’inscrire pour les défis en tant que réalisateur ou comédien. Le thème du mois était les proverbes chinois: les candidats réalisateurs sont tirés au sort, tirent un proverbe au hasard, choisissent le nombre de comédiens/comédiennes, tirent des noms au hasard… et c’est parti: rendez-vous le mois prochain pour la projection.


Les fims présentés mercredi étaient issus des précédents défis et de divers kinoKabarets et du kinoBus. “Kinokabaret résume toute la philosophie Kino. Pendant 48h ou 72h, les kinoïtes se réunissent dans un seul lieu, avec un seul mot d’ordre : créer des films dans le temps imparti et les projeter dans la foulée. Une course contre la montre, une ôde au système D, une lutte contre la fatigue et les crises de nerf, une méga dose d’adrénaline, de l’inattendu, des galères et des bonheurs… De folles journées d’enthousiasme et de passion.”
Le rikiKino en mai dernier consistait en une seule journée pour le tournage-montage, avec projection le soir même.



Le kinoBus est quant à lui un convoi autonome avec matériel, organisant des kinoKabarets lors de kinoStops dans toute l’Europe et parfois en rase campagne: dans le Perche, en Bretagne et dans le Vaucluse, ce qui donne des possibilités nouvelles aux scenarios.

kinobus

Au final une soirée très sympa, des styles très variés, des qualités aussi évidemment, mais de vraies pépites et toujours de l’énergie, de la fraîcheur, et le sentiment d’un cinéma accessible, brut, ou tout est possible sans budget, sans 3D, sans vedettes; avec juste la magie des ingrédients de base: un scenario, des acteurs et des images.

Juil 22 '11

Le Bicycle Film Festival et les événements de la culture vélo

Abandonner les transports en commun pour se déplacer en vélo ne permet pas seulement de redécouvrir une ville, de connaître le nom de ses rues, de goûter au plaisir de la vitesse et de l’agilité entre les voitures. Se remettre au vélo permet aussi de voir déferler la vague des vélos à pignon fixe, ultra-légers et à la ligne parfaite, et de découvrir la culture vélo et ses événements, proche parente de la culture skate, et loin, très loin, du tour de France. Stéphane Merand, organisateur à Paris du Bicycle Film Festival, ou BFF, a bien voulu me servir de guide.
 
 
Pour le BFF, tout a commencé avec un accident. Brendt Barbur, cycliste new-yorkais fait une chute, renversé par un bus; par la suite il tire de cette expérience douloureuse l’énergie pour créer quelque chose de positif. Il organise en 2001 le premier BFF comme une plateforme pour célébrer la culture du vélo urbain.
 
 
 
Les courts-métrages sont sélectionnés chaque année à New-York, et diffusés par les structures-soeurs dans les villes participantes. Contrairement aux SlideLuck PotShow ou chaque asso sélectionne ses films, il y a une volonté d’une direction artistique globale chez BFF. A Paris, deux soirées de projection sont prévues ainsi que des démos et compétitions de pignons fixes et de BMX, un ride autour de la Marne par le collectif Sur Place et une alleycat organisée par des coursiers.
Si votre détecteur de jargon s’est allumé, alors vous êtes bien en présence d’une culture particulière: celle des coursiers. Tandis que les rides sont des balades à vélo, une alleycat est une course urbaine, généralement nocturne, inspirée du métier de coursier. Les concurrents reçoivent un manifeste qui contient des adresses dans la ville. Il faut choisir le meilleur itinéraire pour relayer chaque point de passage. Certains sont passifs: il faut relever un texte caché derrière un panneau, d’autres actifs: il faut marquer un panier à trois points ou prendre un shot de tequila dans un bar indiqué avant de repartir, tout est possible selon les organisateurs. Le gagnant est le premier arrivé avec un manifeste complet. Si les alleycats sont légales, les participants ont souvent une interprétation libre des sens interdits et des feux rouges, dans la nuit désertée par les voitures. Plein de variantes sont possibles: la Poker Race, organisée au pays basque, est un exemple d’alleycat diurne, tandis que du principe du jeu de piste a éclos une Chasse aux Oeufs de Pâques Numériques.

A noter aussi: les Goldsprints, qui sont des batailles entre deux cyclistes sur des vélos d’entrainement. La fourche avant est généralement fixe et la roue arrière sur des rouleaux, le but est juste de mouliner le plus vite possible. Et ça donne ça:


Le retour du vélo vintage, le bike-polo et les courses amateurs

 
En parallèle du vélo urbain se multiplient les balades et courses en vélo d’époque. Le mouvement a été lancé en 1997 avec l’Eroica dans la région de Sienne en Italie et les initiatives se multiplient en France avec Anjou Vélo Vintage, le Ride Béret Baguette et bientôt la Patrimoine.
 
 
 
Le niveau monte au bike-polo, ou polo-vélo, sport qui sort de l’anonymat. Des circuits se constituent, des terrains s’équipent, des sponsors s’éveillent.
 
 
 
En parallèle des grandes courses comme le Tour de France et le Paris Roubaix, les étapes du tour sont des courses d’une journée, ouvertes aux amateurs sur route fermée, et non l’inverse.
 
 
Le BFF sera l’occasion de célébrer la passion de la petite reine et d’appréhender les facettes de la culture du vélo. Trois personnes travaillent à temps plein à New-York pour l’organisation, la communication et la sélection des films. Onze ans d’existence ont permis d’accumuler un fond riche de pépites qui seront pour certaine reprojetées cette année. La plupart des vidéos sélectionnées ne sont pas disponibles en ligne avant le festival et sont transmises aux structures locales sur cassettes MiniDV. 25 villes participeront cette année et l’on notera que l’événement n’est pas réservé aux villes plates. L’objectif est de consolider les événements dans ces villes plutôt que de multiplier les lieux de diffusion, les propositions externes restent bienvenues. Le budget à Paris sera entre 25 et 45K€ cette année.
 
A titre de comparaison, Skate et vidéo se marient quant à eux régulièrement sur des événements ponctuels sans qu’un festival régulier ne se soit constitué: en France en 2009 avec la Rue Est Vers l’Image, en Californie en 2010 avec le LA Skate Film Festival ou plus récemment lors d’une semaine spéciale à la Gaîté Lyrique.
 
Chapeau au BFF d’avoir inscrit un festival “multi-local” dans la durée, et rendez-vous à Paris le 4 novembre!
 

Quelques liens pour s’informer et discuter:

http://www.bicyclefilmfestival.com/
http://rocknrollinfixieriders.wordpress.com/
http://lescouillessurlapotence.wordpress.com/
http://www.pignonfixe.com
http://www.surplace.fr

et quelques affiches très rétro:

La Patrimoine


Juil 19 '11

Aux soirées Dorkbot, les gens font de trucs bizarres avec de l’électricité

A quoi ressemble votre dernier samedi soir? Vous avez rencontré du monde, pris un verre et bavarder photogrammétrie architecturale, électrolyse de l’argent, patchs sur Pure Data, scénario ekpyrotique? Non! Alors vous n’étiez pas à la dernière soirée DorkBot à la Générale, avenue Parmentier.
 
DorkBot est un concept américain (comme souvent) qui s’est dupliqué un peu partout sur la planète. Une rencontre DorkBot réunit des bidouilleurs de tous horizons venus partagés leur projet, ce qui donne en VO “people doing strange things with electricity”. Douglas Repetto, son créateur, était d’ailleurs de passage à Paris, goûtant avec étonnement notre si typique pluie de juillet. 
 
Ce qui est génial chez DorkBot c’est de pouvoir rencontrer des participants aux compétences très pointues autour d’expériences ludiques accessibles. Emmanuel Ferrad, maître de cérémonie samedi dernier, a fait une démonstration de cuisine vibratoire: de la maïzena mélangée à de l’eau et du colorant alimentaire était versée sur un haut parleur; il était possible de piloter les ondes sur le liquide suivant la fréquence des sons et la vibration produite. A une certaine fréquence le liquide devenait solide et prenait la forme d’une boule, ce qui est le principe des liquides non-newtoniens. A une autre, liquide était pulvérisé en gouttelettes qui jaillissaient en fontaine du haut-parleur. L’expérience a été également concluante un peu plus tard avec du pastis enflammé…

 
Le haut parleur pour la cuisine vibratoire
Le haut parleur pour la cuisine vibratoire.


La cabane ekpyroptique par Siggy Valax
La cabane ekpyroptique de Siggy Valax.

Pascale Gustin a également présenté un projet de génération automatique de son et vidéo en fonction d’une intensité lumineuse.

Vingt adultes étaient présents, a priori des habitués et deux enfants. Si vous découvrez DorkBot, ne ne soyez pas effrayés par les mots barbares du début du billet; c’était une des discussions de ce soir-là, même si l’ambiance rappelle le groupuscule alternatif, ce type de rendez-vous est de fait ouvert à tous, “même à Madame Michu”. Nous sommes tous des Madame Michu.


Jui 21 '11

SlideLuck PotShow: vous allez aimer les soirées diapo

Je rentre juste de la deuxième édition du SlideLuck PotShow et c’était *top*. Le titre explique le concept: Slide-show = diaporama, Potluck = buffet ou auberge espagnole. Les spectateurs viennent avec des plats, partagent, puis visionnent des diaporamas. Dis comme ça, ce n’est pas folichon, sauf que d’abord le lieu est très sympa: le Bal, un bar/white-room sur deux étages, dans une impasse près d’un square, place Clichy; ensuite les plats sont délicieux (je recherche d’ailleurs qui a commis le gâteau aux amandes); enfin et surtout la sélection de diaporamas est très variée et déborde de curiosités.

Je ne connaissais pas les diaporamas et la multiplicité des styles possibles. On est quelque part entre les photos de voyage mises en musique, le polyptique et le clip vidéo. Les diaporamas sont très courts: généralement de quelques secondes à 2 minutes.

Voici deux exemples:

Vincent Pruchon, le coup de coeur de la soirée, décerné par le magazine Images, essentiellement un travail de photographe. (La version projetée hier était en musique.)


Diaporama Kizoa : Made in Japan - Diaporama

puis le diaporama de Julien Taylor qui a conclu la projection, cette fois nettement plus orienté film d’animation. La dernière scène avec le bouchon de campagne est issue d’une commande pour les champagnes Nicolas Feuillatte.

Le concept du Slideluck Potshow vient de Seattle et a été repris un peu partout notamment à Paris où c’était la deuxième édition. Et ça marche du tonnerre. L’appel à projets a reçu 164 candidatures, deux fois plus que l’édition de New-York. 39 projets ont été retenus. Le Bal a vite été complet et des personnes venues avec leur petits plats n’ont pas pu entrer, au grand dam des 8 organisatrices. C’est ça être victime de son succès.

L’association parisienne paie une franchise symbolique à l’association canadienne pour la reprise du concept. Cette notion de franchise d’événements m’a fait penser aux Rock ‘n Roll Pizza Parties reprises à Beyrouth, aux StartUpWeekEnd en France, Tunisie et Maroc (entre autre) et conférences TED déclinées presque partout désormais.

Au final, l’événement était un lieu d’échanges très réussi, pour les spectateurs qui bavardent en grignotant avant la projection, pour le lieu, les partenaires ( le magazine Images, Cook ‘n with Class venu y promouvoir ses cours de cuisine, Cyréart, All Events, Eccla et les donateurs d’Ulule) et pour les artistes pour qui le format particulier du Slide-show permet de mûrir un projet, comme l’explique ici Arnaud Contreras.

Encore bravo à l’équipe de Paris et vivement l’année prochaine!

Avr 28 '11

Cibul, version alpha

Nous ouvrons ce soir la version alpha de Cibul, à compter de demain vous pourrez tester ce que l’on développe depuis quelques temps: voici en quoi consiste le projet et sa version alpha.

Quels sont les événements ce WE à côté de chez moi?

C’est le type de question auquel Cibul veut pouvoir répondre.

Cibul est un panneau d’affichage en libre accès, où chacun peut annoncer des événements, qu’ils soient artistiques, professionnels ou associatifs. Chaque événement forme un espace interactif. Cibul vise deux qualités principales:

Publier des événements accessibles: faciles à trouver et à partager

  • ils peuvent être trouvés selon leur mots-clés, date et lieu.
  • ils sont optimisés pour l’indexation Google.
  • Ils peuvent être organisés en listes, appelées “programmes”, auxquelles chacun peut s’abonner.
  • Les fonctions de partage permettent un bouche à oreille numérique.

Dialoguer entre participants: afin de prolonger l’événement dans le temps et dans l’espace

  • Chaque événement comporte un espace de discussion et les utilisateurs peuvent s’annoncer comme participants.
  • Chaque événement peut avoir plusieurs dates  et plusieurs lieux et être l’espace de dialogue entre tous les participants.

La version Alpha

Ceci est une première base, les fonctions actuelles seront améliorées et d’autres fonctions sont dans les tuyaux, principalement: une version mobile, des widgets, et une API permettant aux tiers d’utiliser notre base de données d’événements.

Dans les permiers jours l’objectif est de tester le service: nous avons besoin de vous! N’hésitez pas à nous signaler des problèmes, nous donner vos impressions et remarques: c’est la version alpha, c’est fait pour ça ;)

Bonne soirée à tous, et à demain!

L'outil de base